La fraude au clic représente entre 15% et 22% de tous les achats de mots clés.

Posté le 23 April 2007 @ 22:40 par Patrick



Selon Click Forensics, le taux de fraude au clic sur les moteurs de recherches s’est élevé à 14,8% au premier trimestre 2007 (contre 13,7% l’année précédente), le chiffre étant même supérieur à 22% concernant les annonces à prix élevé (supérieur à 2$ par clic). Enfin, le taux atteint 21.9% pour la fraude au clic sur les sites de contenu (qui affichent de la publicité de type adsense), contre 19.2 au trimestre précédent.

De leur côté, les deux géants du secteur, Google et Yahoo!, considèrent respectivement que la fraude sur leur réseau représente respectivement 10% et "12 à 15%". Google spécifie que grâce à ses filtres anti-fraude, moins de 0,02% du total des clics passent au travers des filtres anti-fraude et sont ensuite identifiés de manière réactive par les clients (qui sont immédiatement remboursés le cas échéant). Yahoo!, de son côté, ne fait aucune mention d’éventuelles fraudes capables de passer au travers de ses filtres…

Bref, 10%, 14,8%, 22,2% de fraude pour la publicité contextuelle de type adsense… Autant dire que le marché de l’achat de mots clés n’est pas vraiment joli joli…

Pas très joli en effet, quoi que le pourcentage semble stagner depuis les premières analyses sur le sujet.

L’enjeux est surtout de conserver ça à une zone raisonnable, car il est aussi simple, techniquement, de fabriquer un robot qui fait de la fraude au clic, que d’en faire un qui envoie du spam. Or le spam représente environ 40% des courriels. Si la publicité par mots clés en arrive à ce type de niveau de fraude, alors le marché va disparaître.

C’est pourquoi… tadaaaam ! Google (et ses concurrents, mais plus discrètement) est en train de mettre en place le nouveau standard : le coût par action (plutôt que le coût par clic). Ainsi, l’entreprise ne paye que si quelqu’un a véritablement fait un achat en ligne, ou a véritablement pris contact avec un représentant de l’entreprise…

Évidemment, c’est beaucoup plus compliqué à gérer et à faire accepter, tant par les éditeurs de sites (qui auront moins d’ « actions » qu’ils ont de « clics » actuellement) que par ceux qui achètent les mots clés (en général, les agences de pub, qui sont totalement incapables de mettre une valeur sur une action à nature commerciale). Mais disons que ça s’en vient doucement…

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